Illustration : Manifestation spontanée à Kinshasa pour dénoncer l'agression rwandaise.
Des pneus brûlés sur la chaussée, le boulevard Lumumba barricadé, des ambassades vandalisées ; voilà à quoi a ressemblé la matinée de ce mardi 28 janvier 2025 dans plusieurs coins de la ville-province de Kinshasa. Les habitants, parmi lesquels des combattants de partis politiques, se sont mobilisés pour protester contre l’agression rwandaise et l’entrée, lundi à Goma, des soldats rwandais en appui au M23.
La circulation a connu des perturbations sur les boulevards Lumumba, Sendwe et du 30 juin, trois axes majeurs de la capitale Rd congolaise pris d’assaut par des manifestants. En outre, pour trouver libre passage dans certains quartiers, les conducteurs des motos et véhicules, ainsi que leurs passagers, devaient porter des rameaux, en solidarité avec la population du Nord-Kivu.
Certaines ambassades ont été vandalisées par des manifestants, dont l’ambassade des Etats-Unis, de la France, du Kenya, de l’Ouganda et du Rwanda, en plein centre-ville. Par ailleurs, des étudiants de l’Université pédagogique nationale (UPN) sont aussi descendus dans la rue pour exprimer leur soutien aux Forces armées de la RDC engagées dans les combats contre la coalition M23-RDF.
« La police a été déployée pour protéger la population et ses biens, les institutions et les diplomates », a rassuré le commissaire divisionnaire Blaise Kilimbalimba, commandant de la police de Kinshasa.
Cette manifestation fait suite à l’annonce d’une journée ville-morte décrétée la veille sur toute l’étendue de la République démocratique du Congo par la coordination nationale des associations pour la défense de la patrie. La soirée de lundi, des papiers annonçant cette action ont été visibles dans les rues de Kinshasa, portant des messages comme « Non au pillage de nos minerais » ou encore « Non à l’agression de notre pays par le Rwanda de Paul Kagame ».
Félix ISSA / Mongongo
