[ILLUSTRATION] Scène de déplacement de la population à Goma. Photo-archives © droits tiers
Deux personnes ont été tuées et une autre grièvement blessée, mardi 1er juillet 2025, lors d’une fusillade au cœur de la ville de Goma, une zone sous occupation du mouvement rebelle M23. Ce nouvel épisode de violence illustre l’impasse sécuritaire persistante et la souffrance des habitants pris au piège dans une guerre qu’ils ne comprennent pas, mais dont ils paient chaque jour le prix.
Depuis l’occupation de plusieurs quartiers stratégiques de Goma par les forces du M23, les attaques armées et les cas de torture se multiplient. Les populations civiles vivent dans un climat de peur constante, soumises à l’arbitraire des rebelles. « Chaque jour, on enterre un proche« , murmure un habitant sous anonymat.
Dans les zones occupées, le M23 impose son autorité sans opposition. Le vide sécuritaire est tel que les institutions étatiques sont quasiment inexistantes. Aucun encadrement, aucune justice : les civils sont exposés aux dérives de groupes armés agissant en toute impunité.
Une crise multidimensionnelle : au-delà de la peur, la famine menace
À la tragédie sécuritaire s’ajoute une crise économique sévère. Depuis plus de six mois, les habitants de Goma affrontent une flambée des prix, la rareté des produits de première nécessité et l’effondrement des petites activités génératrices de revenus.
Face à l’urgence humanitaire, les voix s’élèvent pour appeler à une mobilisation régionale et internationale. Il est impératif de rétablir l’autorité de l’État congolais dans toutes les zones sous occupation rebelle. Le retour à la paix ne peut être envisagé sans une présence gouvernementale efficace, une justice restaurée, et des mécanismes de protection des populations civiles.
