Illustration : chefs des junes du Niger, Mali et Burkina. ©Droits tiers
D’ici quelques semaines, les pays formant l’Alliance des Etats du Sahel (AES), notamment le Niger, le Mali et le Burkina Faso, vont mettre en place une force commune de 5000 soldats pour lutter contre les terroristes (djihadistes), a annoncé mardi le ministre de la Défense du Niger.
Lors d’une interview diffusée à la télévision publique nigérienne, le général Salifou Mody, qui a laissé entendre que ce n’est qu’une question de quelques semaines, a affirmé que « cette force unifiée aura non seulement son personnel, mais ses moyens aériens, ses moyens terrestres, ses moyens de renseignements et, bien sûr, son système de coordination ».
« C’est nouveau, c’est original et c’est sécurisant pour notre espace et pour nos populations. Nous sommes dans un même espace, nous faisons face aux mêmes types de menaces, notamment cette menace de groupes criminels. Il fallait mutualiser nos efforts », a déclaré le ministre de la Défense du Niger.
Les trois pays membres de l’Alliance des Etats du Sahel sont dirigés par des juntes militaires qui ont pris le pouvoir par de coups d’Etats en 2020 et 2023. Réunis pour des intérêts communs, le Niger, le Mali et le Burkina avaient annoncé leur décision de quitter la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) en juillet 2023 alors que celle-ci avait menacé d’attaquer le Niger après le coup d’Etat de janvier.
Mongongo
