La ville de Beni, chef-lieu provisoire du Nord-Kivu, s’est réveillée ce lundi 13 octobre dans une atmosphère tendue, marquée par des manifestations et un mouvement timide dans les artères principales. À l’origine de cette mobilisation : l’insécurité persistante et les tueries récurrentes qui continuent de décimer la population.
Dès les premières heures de la journée, plusieurs jeunes issus de mouvements citoyens sont descendus dans les rues pour exprimer leur ras-le-bol face au silence des autorités, et à l’inaction face à la crise sécuritaire.
Des avenues ont été barricadées dans différents quartiers de la ville, rendant la circulation presque impossible. Par crainte de débordements, les commerçants ont préféré ne pas ouvrir leurs portes, plongeant Beni dans un quasi-arrêt.
La police est rapidement intervenue, procédant à des tirs de sommation pour disperser les attroupements et tenter de rétablir l’ordre. Aucun bilan officiel n’a encore été communiqué concernant d’éventuels blessés ou arrestations.
Ces manifestations interviennent après la diffusion, la veille, de tracts anonymes appelant à trois journées de ville morte pour exiger le retour de la paix dans cette région, longtemps meurtrie par les violences armées. Ce nouvel épisode de colère populaire illustre la profonde fatigue et la frustration croissante de la population face à l’insécurité endémique.
Draxler de Vigny
