La province du Nord-Kivu, pour la partie encore sous contrôle de Kinshasa, traverse une période peu glorieuse de son histoire, avec des charges plus importantes que les ressources mobilisées.
Dans une correspondance adressée à la Première ministre le 19 août dernier, le Gouverneur militaire, le Général-major Eva Somo présente une province en « faillite », en raison de manque criant des moyens pour prendre en charge toutes les responsabilités.
Parmi les charges, la prise en charge du personnel actif, le Gouvernement civil en congé, les subventions à l’Assemblée provinciale, les charges sécuritaires, humanitaires et sociales aux côtés d’une psychose qui se conclut par des troubles à l’ordre public, et une grogne des agents non payés depuis un trimestre.
Depuis son arrivée à la tête du Nord-Kivu, le Général-major Eva Somo indique avoir payé le loyer du Bureau de l’Assemblée provinciale, celui des résidences du Président et vice-président de cet organe, une Jeep pour la mobilité du Président de l’Assemblée provinciale et un montant de 55 000$ alloués pour l’installation des députés provinciaux dans la ville de Beni, et la prise en charge du Gouvernement civil en congé.
Pourtant, la province ne dépend que de deux territoires, avec les territoires de Rutshuru, Masisi, Nyiragongo, des parties de Walikale et Lubero, et la ville de Goma qui sont occupés par les rebelles du M23-AFC.
Face à ce chaos, l’autorité provinciale annonce l’assainissement du personnel du gouvernement provincial, la suspension des subventions à l’Assemblée provinciale. À ceci, le Général-major Eva Somo demande à la Première ministre de clarifier le statut du Gouvernement civil en congé depuis 2021.
Guerschom M
