Vital Kamerhe - Discours à l'occasion de la 6ème Conférence mondiale des présidents des Parlements. Droits : © CellCom AN
À la 6ᵉ Conférence mondiale des présidents de Parlements à Genève, le président de l’Assemblée nationale de la RDC, Vital Kamerhe, a réaffirmé l’engagement du pays à restaurer la paix dans l’Est, tout en soulignant qu’il n’est pas question de renoncer à sa souveraineté.
Dans son allocution prononcée ce mercredi 30 juillet à Genève, lors de la 6ᵉ Conférence mondiale des présidents de Parlements, le président de l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo a mis en lumière l’engagement des autorités congolaises à mettre un terme à la guerre dans l’Est du pays. Il a salué les processus de médiation en cours, notamment ceux de Washington et de Doha, comme des voies crédibles vers une paix durable.
« Sous le leadership du président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, notre pays a fait le choix courageux de la paix avec notre voisin, le Rwanda », a-t-il déclaré. Il a toutefois insisté sur la nécessité d’une paix juste, affirmant qu’elle ne saurait se faire au détriment de la souveraineté nationale, de la justice et de la réparation.
Vital Kamerhe a également souligné que « l’engagement de la RDC pour la paix dépasse le cadre du conflit avec le Rwanda », tout en réitérant la volonté de Kinshasa de renforcer la coopération avec l’ensemble de ses voisins, sans exclusion.
Komanda : un massacre dénoncé
Profitant de cette tribune, le speaker de la Chambre basse a vivement condamné le massacre d’une quarantaine de fidèles catholiques en pleine veillée de prière à Komanda, province de l’Ituri, perpétré par les terroristes ougandais de l’ADF dimanche 27 juillet dernier, à une heure du matin.
« Cet acte d’une violence inqualifiable illustre, une fois de plus, les souffrances endurées par les populations de l’Est de la RDC depuis plus de trois décennies. Un conflit qui a déjà causé plus de 10 millions de morts et 7 millions de déplacés. Un véritable génocide oublié », a dénoncé Vital Kamerhe.
S’adressant aux représentants des Parlements du monde entier, il a lancé un appel en faveur d’une mobilisation de la diplomatie parlementaire pour contribuer à un règlement « juste et durable de cette tragédie ». Et de conclure : « L’Union interparlementaire devrait s’impliquer davantage, à un moment où une partie de notre territoire reste occupée par le Rwanda et l’AFC/M23 ».
Félix ISSA / Mongongo
