Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, est arrivé dans la nuit du mercredi 5 novembre 2025 à Belém, capitale de l’État du Pará, au cœur de l’Amazonie brésilienne. Il prendra part, ce jeudi, au Sommet des chefs d’État, moment fort de la COP30, où il présentera la vision de la RDC en matière de protection climatique et de valorisation durable des ressources naturelles.
Selon la cellule de communication de la Présidence, l’intervention du chef de l’État mettra en avant le rôle central de la RDC dans les équilibres écologiques mondiaux, tout en appelant à une coopération internationale renforcée et à des mécanismes de financement équitables en faveur des pays forestiers.
En outre, Tshisekedi profitera de la tribune pour promouvoir le projet du « Couloir vert Kivu-Kinshasa », une initiative écologique intégratrice portée par le gouvernement congolais. Ce projet vise la création d’une aire protégée à vocation communautaire, afin de stimuler une économie verte reliant l’est et l’ouest du pays.
Ouverte en début de semaine, la 30ᵉ Conférence des Parties sur le changement climatique (COP30) réunit à Belém des représentants de 143 pays, dont près de cent chefs d’État et de gouvernement, venus débattre des stratégies mondiales face à l’urgence climatique.
Considérée comme un acteur stratégique dans la lutte contre le réchauffement planétaire, la RDC partage avec le Brésil et l’Indonésie le statut de « pays-solution », en raison de sa vaste couverture forestière et de sa biodiversité exceptionnelle.
Cette édition de la COP intervient dans un contexte de tensions croissantes entre ambitions climatiques et réalités économiques. Pour Kinshasa, cette tribune représente une occasion de réaffirmer sa souveraineté écologique, de défendre ses intérêts dans les négociations sur les marchés carbone, et de plaider pour une reconnaissance concrète de sa contribution à la régulation du climat mondial.
Étienne Mosengo / Mongongo News
