ILLUSTRATION / Prince Epenge, porte-parole de Lamuka. Droits photo : Radio Okapi.
La coalition d’opposition Lamuka, aux côtés de l’Add Congo, a réagi à la récente déclaration du président de la République, Félix Tshisekedi, devant le corps diplomatique, au cours de laquelle il a reconnu la nécessité d’un dialogue national inclusif pour faire face à la guerre d’agression et renforcer l’unité nationale.
Par la voix de son porte-parole, Prince Epenge, la plateforme politique a pris acte de cette ouverture tout en soulignant que l’essentiel réside dans les objectifs concrets assignés à ce processus.
« Le plus important n’est pas de savoir qui convoquer au dialogue, mais bien les objectifs poursuivis, tels que le peuple les réclame », a-t-il déclaré.
Parmi les priorités avancées par Lamuka figurent la récupération des territoires sous contrôle étranger, la pacification des provinces en proie à l’insécurité — notamment le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, l’Ituri et le Bandundu — ainsi que la consolidation de l’unité et de la cohésion nationale.
Pour Prince Epenge, « l’unité et la cohésion constituent aujourd’hui comme demain l’assurance-vie de la République démocratique du Congo ».
La coalition d’opposition insiste également sur la nécessité d’engager sans délai des réformes électorales en vue d’organiser des élections générales crédibles en 2028. Elle dit placer sa confiance dans la médiation du président angolais João Lourenço, ainsi que dans l’accompagnement de l’Union africaine.
Tout en saluant la reconnaissance par le chef de l’État de la nécessité d’un dialogue, Prince Epenge appelle à sa mise en œuvre rapide.
« C’est un pas dans la bonne direction. Mais il faut maintenant aller vite, car sur le terrain, la situation demeure dramatique pour nos compatriotes qui perdent la vie chaque jour. Les crises sont multiples et le cadre idéal pour les résoudre reste ce dialogue entre Congolais », a-t-il conclu.
En rappel, le président Félix Tshisekedi a jugé « louable » le dialogue « entre congolais », tout en posant quelques conditions pour son effectivité. Lors de la présentation de ses voeux au corps diplomatique, le 31 janvier dernier, il a exprimé son ouverture pour cette initiative, « dans le respect des lois de la République », dans le but de consolider la cohésion nationale « sans jamais remettre en cause les institutions issues du suffrage universel »
Etienne Mosengo / Mongongo News
