Le gouvernement de la République démocratique du Congo a « pris acte » de la nomination, le 27 octobre 2025, de trois experts comme membres de la commission d’enquête indépendante de l’ONU sur la situation des droits de l’homme dans l’est du pays, tout en réaffirmant son soutien au mandat qui leur est confié.
Dans un communiqué daté du 28 octobre, le ministère de la Communication et Médias exhorte les experts nommés à se rendre sur le terrain dans les plus brefs délais, conformément aux prescriptions du Conseil des droits de l’homme, « afin de documenter les faits au plus près des réalités subies par les populations civiles ».
Kinshasa appelle par ailleurs à la poursuite des auteurs et des commanditaires des crimes internationaux commis dans les provinces du Kivu, notamment les violences visant les femmes, les enfants, les déplacés et les réfugiés, qualifiant cette démarche « d’exigence de justice et d’impératif de lutte contre l’impunité ».
« Dans cet esprit, le gouvernement de la RDC réitère sa disponibilité à coopérer avec la Commission, conformément à la législation nationale et aux engagements internationaux de la République », indique le communiqué consulté ce 29 octobre par Mongongo News.
Le président du Conseil des droits de l’homme des Nations unies, le Suisse Jürg Lauber, a annoncé en début de semaine la composition de l’équipe d’enquête indépendante pour les Kivu, formée du Béninois Arnauld Akodjenou, de la Germano-Américaine Maxine Marcus et du Togolais Clément Nyaletsossi Voule.
Instituée par une résolution onusienne adoptée en février dernier, la commission a pour mandat d’établir les faits, les circonstances et les causes profondes de toutes les violations des droits humains et du droit international humanitaire commises dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, partiellement contrôlées par l’AFC/M23, soutenue par le Rwanda.
Se référant à la résolution 60/22, adoptée le 7 octobre dernier et fixant les modalités d’application du mandat, le Conseil des droits de l’homme recommande à la commission d’effectuer sa première visite sur le terrain d’ici janvier 2026, selon un communiqué du Bureau du Haut-Commissaire aux droits de l’homme.
Félix ISSA / Mongongo
