Vue sur le Boulevard du 30 juin, à Gombe, Kinshasa (capitale de la RDC). Photo : © Droits tiers
Le gouvernement congolais durcit le ton contre le recours jugé abusif à la main-d’œuvre étrangère. Selon un communiqué du ministère du Travail et Emploi, une opération nationale de contrôle, immédiate et sans préavis, est lancée sur toute l’étendue du territoire, visant aussi bien les administrations que les entreprises publiques et privées.
Au cœur de cette offensive : traquer les situations irrégulières et réaffirmer la priorité à l’emploi national. Les autorités dénoncent des pratiques persistantes de contournement de la législation, avec des recrutements d’expatriés effectués en dehors des procédures légales, souvent au détriment des travailleurs congolais.
Toute infraction exposera désormais à des mesures sévères. Expulsions administratives des travailleurs concernés, suspension partielle ou totale des activités des entreprises fautives, voire poursuites contre les dirigeants impliqués : le dispositif annoncé se veut dissuasif.
Le ministère de l’Emploi accorde toutefois un délai de trente jours aux employeurs pour se mettre en règle. Passé ce délai, des sanctions pourront être appliquées, y compris la saisine des juridictions compétentes.
« Dès lors, il ne sera toléré aucune forme de fraude, de substitution abusive de main-d’oeuvre ni de marginalisation des compétences nationales », prévient le ministère.
Cette démarche s’inscrit dans une logique de souveraineté économique et de protection du marché du travail local. En RDC, où le chômage et le sous-emploi touchent une large frange de la population active, la question de l’accès des nationaux aux opportunités d’emploi reste un enjeu sensible. Les autorités entendent ainsi freiner la marginalisation des compétences locales et restaurer le respect strict des règles en vigueur.
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