Une vue sur la ville de Goma, est de la République démocratique du Congo. Droits tiers.
L’Union africaine s’est dite préoccupée par l’attaque de drone survenue mercredi 11 mars et ayant visé une zone résidentielle à Goma, province du Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo. La frappe a fait au moins trois victimes parmi les civils, incluant une agente humanitaire travaillant pour le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef).
Dans un communiqué publié le 12 mars, le président de la Commission de l’UA, Mahmoud Ali Youssouf, a fermement condamné toute attaque mettant en danger la vie des civils et du personnel humanitaire. De tels actes constituent, selon lui, une violation grave du droit international humanitaire.
Dans un contexte d’escalade du conflit opposant les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et la rébellion de l’AFC/M23, soutenue par le Rwanda, et marqué notamment par une recrudescence inquiétante de l’usage de drones d’attaque, le responsable de la Commission appelle toutes les parties à « la plus grande retenue ».
« La Commission de l’Union africaine réitère l’impératif pour toutes les parties d’exercer la plus grande retenue, d’éviter toute action susceptible d’aggraver les tensions et d’assurer la protection des civils ainsi que des acteurs humanitaires œuvrant dans la région », lit-on dans ce communiqué.
L’UA souligne également la nécessité de respecter le cessez-le-feu convenu dans le cadre des efforts de médiation en cours visant à restaurer la paix et la stabilité dans l’est de la RDC.
Tout en exprimant son soutien à l’ouverture d’une enquête sérieuse et impartiale afin de faire la lumière sur les circonstances de cet incident, l’organisation se dit prête à « travailler avec le gouvernement congolais, les partenaires régionaux et la communauté internationale afin de faire progresser une solution politique durable, réduire la violence et promouvoir une paix et une stabilité durables dans la région ».
Mongongo News
