Drapeaux du Rwanda et de la République démocratique du Congo. Droits photo : Anadolu Agency (AA)
Alors que les pourparlers entre les représentants du gouvernement congolais et ceux du groupe rebelle AFC/M23 ont repris le mercredi 9 juillet à Doha, les ministres de l’Intérieur de la RDC, Jacquemain Shabani, et du Rwanda, Vincent Biruta, ont été signalés dans la capitale qatarie. Selon Radio France Internationale (RFI), leur présence s’inscrit dans un rôle d’observation, à l’invitation officielle de la médiation qatarie.
Les deux ministres font partie d’un cercle élargi d’acteurs impliqués dans la dynamique diplomatique née de la signature de l’Accord de Washington le 27 juin dernier. Le médiateur a également convié des représentants des États-Unis, de la Commission de l’Union africaine, du Togo, ainsi que d’autres parties prenantes à la médiation américaine.
Les discussions de Doha, alignées sur le processus de Washington, portent sur les causes profondes du conflit persistant dans l’est de la République démocratique du Congo.
Selon des sources proches de la situation, plusieurs thématiques seraient abordées, entre autres l’organisation d’un dialogue national inclusif, la résolution pacifique des tensions entre Kinshasa et Kigali, ou encore le respect de la Constitution. Ces informations n’ont toutefois pas encore été confirmées de manière officielle.
L’objectif de ces pourparlers est de rapprocher les parties en conflit dans l’optique d’un accord durable, fondé sur le respect des engagements mutuels.
Pour rappel, le mercredi 9 juillet, lors d’un déjeuner diplomatique à la Maison Blanche avec cinq chefs d’État africains (notamment ceux du Sénégal, du Gabon, du Liberia, de la Guinée-Bissau et de la Mauritanie), le président américain Donald Trump a annoncé une prochaine rencontre à Washington entre les présidents Félix Tshisekedi et Paul Kagame. Cette rencontre devrait déboucher sur la signature d’un accord de paix « final ».
Si elle se concrétise, cette réunion tripartite entre Kinshasa, Kigali et Washington pourrait marquer une étape décisive dans les efforts internationaux de résolution du conflit qui déchire l’Est congolais depuis plus d’une décennie.
Félix I. / Mongongo
