Seko
Du 16 au 30 octobre prochain, en République democratique du Congo, le Musée national accueillera une exposition intitulée « Mobutu : Une vie, un destin », consacrée à la figure de l’ancien président Joseph-Désiré Mobutu, plus connu sous le nom de Mobutu Sese Seko Kukungbendu wa zabanga.
L’annonce a été faite par son fils, Nzanga Mobutu, sur le réseau social X, anciennement Twitter. « Dans quelques jours s’ouvrira au Musée National de Kinshasa, l’exposition “Mobutu : Une Vie, Un Destin”, pensée pour offrir à la jeunesse l’occasion de redécouvrir la vie, la vision et l’héritage du Maréchal Mobutu à travers des images inédites. Cette initiative marque une étape majeure dans la redécouverte de notre histoire et l’affirmation d’un avenir fondé sur la fierté, la connaissance et l’unité nationale », a-t-il écrit.
L’exposition ambitionne de retracer les grandes étapes de la vie de Mobutu, depuis son ascension au pouvoir en 1965 jusqu’à sa chute en 1997, période durant laquelle il dirigea le pays, alors connu sous le nom de République du Zaïre. À travers des archives visuelles rares, des objets personnels et des témoignages, l’événement entend offrir une lecture historique de son règne, marqué à la fois par un nationalisme affirmé, une politique d’authenticité culturelle, mais aussi par des controverses liées à la gouvernance et aux droits humains.
Nzanga Mobutu insiste sur l’importance de transmettre cette mémoire aux jeunes générations : « Ces événements historiques méritent d’être préservés et racontés. Ils font partie intégrante de notre identité collective ».
Cette initiative intervient dans un contexte où la mémoire de Mobutu continue de susciter des débats passionnés en RDC. Pour certains, il incarne une époque de stabilité et de grandeur nationale ; pour d’autres, son régime reste associé à l’autoritarisme et à la corruption. L’exposition se veut néanmoins pédagogique, en offrant un espace de réflexion sur l’histoire politique du pays, sans occulter les zones d’ombre.
Organisée au cœur de Kinshasa, cette exposition s’inscrit dans une dynamique plus large de réappropriation de l’histoire congolaise par ses propres acteurs. Elle pourrait également ouvrir la voie à d’autres initiatives mémorielles autour des figures marquantes du pays, dans une perspective de dialogue intergénérationnel et de construction d’une mémoire nationale partagée.
Etienne Mosengo
