Le Conseil de sécurité des Nations Unies en réunion. Photo-archives. Droits : © REUTERS
Le Conseil de sécurité des Nations Unies tient ce vendredi 22 août 2025 une session d’urgence consacrée à la situation sécuritaire en République démocratique du Congo (RDC). La réunion a été convoquée par les États-Unis, face à la recrudescence des violences dans l’Est du pays.
D’après l’agenda publié sur le portail officiel de cet organe l’ONU, les discussions porteront principalement sur les exactions commises contre les civils, imputées en grande partie au mouvement rebelle M23, conformément à la demande de Washington.
Dans un message publié mercredi 20 août sur X (Twitter), le Bureau des Affaires africaines du Département d’État américain a réaffirmé l’engagement des États-Unis à œuvrer « pour que ceux qui sapent la paix, la stabilité ou la sécurité répondent de leurs actes ». Washington a également exhorté les parties au conflit à respecter la Déclaration de principes signée à Doha le 19 juillet dernier entre Kinshasa et le M23.
Dans une déclaration faite ce vendredi, Massad Boulos, Conseiller Afrique et Moyen-Orient au Département d’État américain, a appelé à mettre fin immédiatement aux violences contre les civils, insistant sur la nécessité de prendre des mesures strictes pour garantir le respect des engagements en faveur de la paix et de la stabilité. Il a également salué les négociations de Doha, qui devraient se poursuivre cette semaine.
« Dans la continuité de la signature en juillet de la Déclaration de principes entre la RDC et le M23, les pourparlers de cette semaine constituent une étape cruciale vers un accord de paix qui permettra aux communautés de la région de vivre en paix après des décennies de conflit », a déclaré Massad Boulos.
Ces trois dernières semaines, plusieurs organisations internationales, dont l’ONU, Human Rights Watch ou encore Amnesty, ont alerté sur la gravité des violations commises dans les zones sous contrôle du M23.
Le Bureau du Haut-Commissariat de l’ONU aux droits humains a dressé un rapport faisant état de 319 civils massacrés depuis juillet, tandis qu’Amnesty International documente 140 exécutions sommaires dans 14 villages autour du parc des Virunga, à Rutshuru (Nord-Kivu), visant en majorité des agriculteurs hutus, au seul mois de juillet.
Félix ISSA / Mongongo
