ILLUSTRATION - Forêt équatoriale autour du fleuve Congo. Droits : © tiers
Initiative à portée essentiellement écologique, le Couloir vert Kivu–Kinshasa figure parmi les projets majeurs susceptibles d’être mis en avant lors du Sommet Union européenne – Union africaine, qui s’ouvre ce lundi 24 novembre 2025 à Luanda, en Angola. Ce méga-programme, porté par le gouvernement de la République démocratique du Congo, représente un corridor d’environ 2 600 kilomètres reliant l’Est à l’Ouest du pays, selon la présidente de la Commission européenne.
Dans un entretien accordé à Actualite.CD en marge du sommet, Ursula von der Leyen explique que ce projet, soutenu par la stratégie européenne ‘Global Gateway’, vise à développer un couloir durable destiné à « améliorer les moyens de subsistance des communautés locales grâce à une production agricole accrue et à une croissance économique inclusive, tout en préservant la biodiversité unique du pays ».
Elle cite également d’autres programmes clés inscrits dans le partenariat UE–UA, notamment le soutien à l’expansion de l’énergie propre dans les cinq grands espaces de conservation (Garamba, Salonga, Virunga, Upemba et Yangambi), l’extension de l’électrification à Kisangani, ainsi que le Corridor de Lobito.
Le Couloir vert Kivu–Kinshasa en quelques mots
Projet structurant du gouvernement congolais, le Couloir vert consiste à relier l’Est et l’Ouest du pays – jusqu’à la côte atlantique – à travers la création d’une aire protégée à vocation de réserve communautaire.
L’initiative vise à développer une chaîne d’économie verte, incluant la promotion de cultures pérennes (café, cacao, palmier à huile) et l’intensification de l’électrification au profit des communautés riveraines.
Parmi les retombées attendues, figurent notamment la création de plus de 100 000 emplois, le renforcement de l’autonomie économique des ménages locaux, l’amélioration de la sécurité alimentaire via une filière agricole renforcée, la lutte contre le braconnage et la préservation des écosystèmes.
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