Emmanuel Nyakasane, PCA de l'UPLA
À l’occasion de la Journée internationale de l’amitié, célébrée chaque 30 juillet selon une résolution des Nations Unies, l’Union pour le progrès et la lutte contre les antivaleurs (UPLA), une organisation de défense des droits humains basée au Nord-Kivu, a livré un vibrant plaidoyer en faveur de la cohésion sociale et de l’unité nationale.
« Parmi nos champs d’action, le vivre-ensemble occupe une place centrale. Cette journée nous rappelle que l’amitié est un socle essentiel pour bâtir une société juste et pacifique », a déclaré Emmanuel Nyakasane, président du conseil d’administration de l’UPLA.
Pour illustrer la portée universelle de son message, Nyakasane a fait un détour inattendu par la mythologie mésopotamienne, évoquant le mythe de Gilgamesh et sa rencontre avec Enkidu :
« Gilgamesh, père fondateur de la civilisation syrienne, a dû créer des liens avec Enkidu, un homme de la forêt, pour bâtir la cité. Cette alliance, fondée sur la reconnaissance mutuelle, a permis à la Sumer de rayonner. Le progrès, dit-il, naît toujours de la coopération. »
Mais l’UPLA alerte également sur les fractures qui menacent la cohésion sociale en RDC, particulièrement en période électorale.
« Ces moments donnent naissance à des replis identitaires, nourris par des ambitions personnelles. Les prétendus leaders politiques manquent de vision commune pour le Congo et pour l’Afrique », déplore le jeune leader.
L’organisation plaide enfin pour une résolution endogène des conflits armés qui déchirent le pays.
« Il est temps de cesser de courir vers Doha ou ailleurs : l’Afrique peut résoudre ses problèmes si elle agit dans l’unité », conclut Emmanuel Nyakasane.
Etienne Mosengo / Mongongo
