Le feuilleton judiciaire autour du procès qui se tient à la Haute cour militaire contre l’ancien Président de la République Joseph Kabila, continue avec ses rebondissements. Alors que l’arrêt devrait être connu le vendredi dernier, la juridiction avait plutôt opté pour la relance des débats.
Pour l’audience annoncée ce vendredi, l’attention était focalisée sur les trois témoignages annoncés par la partie civile, qui devraient apporter la lumière sur l’identité « douteuse » de l’ancien Président, qu’on ne sait quel nom choisir entre « Joseph Kabila » et « Hyppolite Kanambe » pour le désigner.
Le coordonnateur de la partie civile qui est la RDC, Me Richard Bondo, à lieu et place des témoins, a plutôt présenté la problématique liée à la sécurité de tous ceux qui devraient intervenir pour renforcer les preuves sur l’identité du Raïs.
« Il nous revenait la charge de faire appel aux personnes et personnalités pouvant éclairer la Haute cour militaire sur la vraie identité rwandaise de Joseph Kabila, et les comptes bancaires par lesquels transitaient les financements de ce prévenu, de la coalition AFC-M23. Mais il se pose un problème, celui de leur sécurité », a laissé entendre Richard Bondo, dans des propos relayés par l’Agence congolaise de presse (ACP).
Néanmoins, il a signifié aux juges de la Haute cour militaire que la partie civile devrait dorénavant prendre la relève pour donner d’amples informations à la Cour. « Néanmoins, nous pouvons nous-mêmes, tenant compte de leur déclaration, élucider votre haute juridiction quant à cela, pour enrichir votre intime conviction lorsque vous allez vous prononcer », a-t-il expliqué.
La Haute cour militaire a annoncé avoir pris l’affaire en délibéré. « La Haute cour militaire s’est estimée suffisamment éclairée et a pris l’affaire en délibéré afin de se prononcer dans un délai légal », a affirmé le Lieutenant-général Joseph Mutombo, premier président de la Haute cour militaire.
L’ancien Président de la République et sénateur à vie Joseph Kabila est poursuivi pour participation à un mouvement insurrectionnel, crime de guerre et crime contre l’humanité. Depuis le début du procès, Joseph Kabila n’est plus revenu dans la capitale Congolaise, amenant la justice à le juger par contumance.
Guerschom M
