Champ de cacao, territoire de Beni/Nord-Kivu. Photo-Archives. Droits : © AFP.
En République démocratique du Congo, le prix du cacao connaît une chute spectaculaire dans les territoires producteurs d’Irumu et de Mambasa, en province de l’Ituri. Ce phénomène, observé depuis plusieurs semaines, s’explique à la fois par la baisse du cours mondial de cette matière première et par des pratiques post-récolte inappropriées observées chez certains producteurs locaux.
Selon l’ingénieur agronome Dieudonné Kambale de la société ESCO Kivu, cité par 7sur7.cd, « Cette baisse est causée par la forte production enregistrée dans les principaux pays producteurs, notamment la Côte d’Ivoire et le Ghana, qui produisent actuellement chacun plus de 60 % qu’auparavant. Chez nous, s’ajoute le problème d’une mauvaise fermentation ».
Il explique qu’un cacao bien fermenté devrait l’être « en une semaine », or, déplore-t-il, « ici, on coupe le cacao et on le place directement sur des bâches au soleil, sans fermentation adéquate ». L’expert appelle la population au calme et exhorte les autorités compétentes à prendre des mesures de soutien pour protéger les agriculteurs et garantir la qualité du cacao congolais.
Parallèlement, le prix du cacao sur le marché international a également chuté de 8,3 à 5,5 dollars américains le kilo entre juillet et octobre 2025, soit une baisse d’environ 30 %, selon le ministère du Commerce extérieur.
L’Office national des produits agricoles du Congo (ONAPAC) justifie cette tendance par « la baisse généralisée des cours mondiaux », mais aussi par l’impact de la réglementation européenne interdisant l’importation de produits issus de la déforestation, sauf preuve attestant que leur origine est conforme aux normes environnementales.
Mongongo
