Le Rassemblement pour la souveraineté et la démocratie (RSD) a rendu publique, samedi 10 octobre 2026 à Kinshasa, une déclaration officielle intitulée « Le New Deal congolais », dans laquelle il apporte son soutien à l’initiative du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, en faveur de la convocation d’un dialogue national inclusif destiné à refonder l’État congolais.
Signé par son président national, le Dr Ivan Ilunga Ngindu, ce document présente les propositions du parti face aux crises institutionnelle, sécuritaire, économique et sociale qui affectent la République démocratique du Congo (RDC).
Le RSD entend ainsi contribuer à la recherche de solutions durables, en mettant l’accent sur l’intérêt général, la souveraineté nationale et l’amélioration des conditions de vie de la population.
Dans sa déclaration, le RSD qualifie son soutien à l’initiative présidentielle de « républicain, total et sans ambiguïté ». Pour la formation politique, le dialogue national doit constituer une occasion de mener une réflexion approfondie sur le fonctionnement des institutions et d’identifier les réformes indispensables à la consolidation de l’État.
Le parti estime toutefois que ce processus ne saurait se réduire à des négociations entre acteurs politiques. Il plaide pour une démarche inclusive, plaçant les citoyens au centre des discussions et leur permettant de participer pleinement à la définition de l’avenir du pays.
Dans cette perspective, le RSD préconise une approche fondée sur les concessions mutuelles, résumée par la formule « ni vainqueurs, ni vaincus », selon le parti, cette orientation devrait contribuer au dépassement des clivages politiques et à la construction d’un consensus national durable.
Huit piliers pour refonder l’État congolais
Présenté comme une boussole stratégique pour orienter les travaux du dialogue national, le « New Deal congolais » s’articule autour de huit piliers que le RSD considère comme essentiels à la reconstruction du pays.
Le premier concerne la préservation de l’unité nationale et de l’intégrité territoriale, le parti réaffirme son attachement à l’indivisibilité du territoire congolais et à l’intangibilité des frontières héritées de l’indépendance du 30 juin 1960, soulignant que la souveraineté nationale ne doit faire l’objet d’aucune concession.
Le deuxième pilier porte sur la refondation institutionnelle et constitutionnelle,le RSD préconise une réorganisation des institutions afin de les rendre plus solides, légitimes, responsables et mieux adaptées aux attentes de la population.
Sur le plan économique, le troisième axe appelle à une transformation structurelle du modèle de développement,le parti plaide pour une rupture avec une économie essentiellement tournée vers l’exploitation des matières premières, au profit de la transformation locale des ressources naturelles, de l’industrialisation et de la création d’emplois dignes.
Le quatrième pilier est consacré à la sécurité et à la défense nationale,le RSD propose la construction d’une armée républicaine, professionnelle et dissuasive, tout en faisant de la sécurisation de l’Est du pays une priorité nationale.
Le cinquième axe met l’accent sur la justice, la vérité et la réconciliation, estimant qu’une paix durable repose notamment sur la confiance des citoyens dans les institutions judiciaires, le parti préconise une réforme de l’appareil judiciaire ainsi que la mise en place d’un mécanisme national de vérité et de réconciliation.
Le sixième pilier concerne le développement du capital humain, avec une attention particulière portée à l’éducation, à la santé et à la jeunesse.
Pour le RSD, les investissements dans ces secteurs constituent un levier essentiel pour renforcer les capacités de la population et soutenir le développement national.
Le septième axe porte sur l’aménagement du territoire et la décentralisation effective,le parti souhaite faire des 145 territoires des espaces opérationnels de gouvernance de proximité, capables de rapprocher les services publics des citoyens et de répondre plus efficacement aux besoins locaux.
Et le huitième pilier préconise une diplomatie de souveraineté inspirée du panafricanisme. Le RSD appelle à une politique étrangère qui place les intérêts stratégiques de la RDC et ceux du continent africain au cœur des relations internationales.
Une contribution au consensus national
À travers le « New Deal congolais », le Rassemblement pour la souveraineté et la démocratie entend apporter une contribution aux réflexions sur l’avenir institutionnel, économique et social de la RDC.
Le parti présente cette initiative comme une proposition destinée à alimenter le dialogue national, plutôt que comme un simple programme partisan, en mettant en avant la souveraineté nationale, la réforme des institutions, la sécurité, la justice et le développement humain, le RSD défend une approche globale de la refondation de l’État congolais.
Reste à savoir dans quelle mesure ces propositions pourront être prises en compte dans le cadre du dialogue national envisagé et contribuer à l’émergence d’un consensus politique et citoyen autour des réformes nécessaires à la stabilité et au développement durable de la République démocratique du Congo.
‘MongongoNews
