Après un long moment d’attente, la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et l’Église du Christ au Congo (ECC), aux côtés de la plateforme des confessions religieuses et la Coalition interconfessionnelle pour la Nation ont présenté ce lundi 25 août, la Feuille de route pour le futur dialogue national en République démocratique du Congo.
Dans un premier temps, un culte oeucuménique devra être organisé sur toute l’entendue du territoire national, particulièrement dans les zones occupées par les rebelles du M23-AFC.
Étalé sur « un mois de la paix », cette phase a pour objectif de créer un climat de confiance mutuelle et la déscrispation politique entre toutes les parties prenantes à ce dialogue national, pour favoriser la résolution de tous les différends qui gouvernent le conflit actuel.
Les experts pourront se rencontrer plus tard pour poser les bases techniques du « Pacte social pour la paix ». Le projet du Pacte social a déjà été présenté au Président rwandais Paul Kagame, à Yoweri Museveni de l’Ouganda, au Kenyan William Ruto et hors du continent, au Président français Emmanuel Macron, considérés comme des acteurs majeurs pour parvenir à la paix.
La partie la plus compliquée semble celle qui réunira l’opposition politique, l’opposition armée, la majorité et la société civile. La problématique se tient au niveau des difficultés actuelles d’organiser une rencontre entre le pouvoir et l’opposition : les deux parties peinent à se mettre d’accord sur de nombreuses questions, avec des accusations mutuelles qui se multiplient.
Les conclusions de toutes ces rencontres seront soumises au Président Félix Tshisekedi, qui est pourtant perçu comme le noeud du problème par l’opposition tant politique qu’armée.
La dernière étape est celle consacrée à l’organisation d’une conférence internationale sur la paix et le bien-vivre sur la région de Grands lacs. Les acteurs régionaux pourront y prendre part pour apporter leur pierre à la construction d’une paix durable dans l’ensemble de la sous-région.
Guerschom M
