Dans un contexte où la République démocratique du Congo fait face à de nombreux défis dont l’insécurité persistante, crise éducative, chômage massif, une nouvelle menace plus discrète mais non moins dangereuse gagne du terrain : la prolifération des sociétés de paris sportifs, communément appelées « parifoot ».
C’est sur ce terrain que Tembos Yotama, acteur politique et député national honoraire, fait entendre une voix singulière, incisive et profondément préoccupée. Dans une déclaration ferme, il qualifie ce phénomène de « colonisation mentale » planifiée, un « opium » moderne qui détourne la jeunesse congolaise de ses responsabilités historiques et sociales.
Selon Tembos Yotama, les sociétés de parifoot, loin d’être de simples activités ludiques, constituent des mécanismes d’abrutissement collectif, entretenant la paresse mentale, la dépendance financière et l’illusion du gain sans effort.
À l’en croire, dans plusieurs quartiers du pays, on observe des foules de jeunes absorbés par les écrans, oubliant leurs études, délaissant le travail, et perdant leur capacité critique. « C’est ainsi qu’on neutralise une génération entière, non par des armes, mais par la distraction», fustige-t-il.
Il en appelle alors à une prise de conscience nationale, interpellant non seulement les jeunes eux-mêmes, mais aussi les responsables politiques, les éducateurs, les parents et les législateurs.
Tembos Yotama plaide pour une régulation stricte de ces entreprises, et la mise en place d’alternatives éducatives et économiques pour la jeunesse. Il encourage aussi un sursaut de responsabilité chez les jeunes eux-mêmes, les appelant à délaisser les tickets de paris pour les livres, les outils, les projets et les rêves concrets.
Dans ce combat contre l’endormissement collectif, il promet de rester en éveil, fidèle à sa ligne d’engagement politique fondée sur la conscience, la dignité et la souveraineté du peuple congolais.
Draxler de Vigny
