Le 03 octobre 2024, un drame a frappé à plein coeur les provinces du Nord et Sud-Kivu. Durant les premières heures de ce jour-là, le bateau MV/Merdi coulait au fond du majestueux lac Kivu, alors qu’il approchait la ville de Goma, capitale provinciale du Nord-Kivu en provenance de la province soeur du Sud-Kivu.

Une année après, la douleur demeure. Le porte-parole des victimes de ce naufrage, Néhémie Habajuwe remue le couteau dans la plaie pour remémorer cette tragédie. « Nous sommes bouleversés interieurement surtout quand nous pensons à la façon dont nos êtres chers nous ont quittés, criant au secours et personne pour les secourir », se souvent-il comme si c’était hier.
À leur niveau, les familles de victimes ont abordé les autorités nationales pour recevoir du soutien. Néhémie Habajuwe renseigne que les procédures administratives ont été menées au lendemain du passage de la délégation gouvernementale pour obtenir gain de cause.
« Nous avons eu à initier des correspondances et nous les avions emmenées jusque dans la capitale. On a eu à déposer les correspondances », explique-t-il, laissant entendre détenir des accusés de réception.
Le porte-parole des victimes plaide alors pour que l’assistance soit rapidement apportée aux familles de victimes avant qu’il ne soit tard. « On se demande si on viendra intervenir quand ces orphelins seront aussi disparus de faim et de manque d’accompagnement, et ces veuves qui sont aujourd’hui victimes de crise cardiaque », s’interroge-t-il, après une demande d’attente de libération de ces zones occupées par le Gouvernement pour faire parvenir l’assistance.
En marge de cette commémoration, les familles de victimes du naufrage ont eu à organiser des cultes tant en mémoire des morts que des disparus.
Jusqu’à ce jour, aucun bilan officiel n’a été publié sur ce drame. Après ce naufrage, le bateau MV/Merdi est resté coincé sous l’eau avec de nombreuses victimes et ce, malgré des promesses des autorités de faire sortir les épaves de ce navire.
Guerschom M
