Premier vol de déportation sur la base militaire de Fort Know au Texas en janvier 2025 / Armée américaine (via TRT Africa)
Arrivés à Kinshasa le 17 avril dernier dans le cadre d’un accord conclu entre la République démocratique du Congo et les États-Unis, les migrants latino-américains expulsés du territoire américain quittent progressivement le centre d’accueil temporaire mis en place par les autorités congolaises. Selon le gouvernement, « plus de la moitié des quinze ressortissants admis sur le territoire national » ont déjà regagné leurs pays d’origine.
Dans un communiqué publié le 5 juin, le ministère de la Communication et Médias indique que ces retours s’inscrivent dans la mise en œuvre des orientations convenues entre Kinshasa et Washington dans le cadre du mécanisme d’accueil temporaire des personnes expulsées par l’administration Trump.
« D’autres départs, précise l’exécutif, interviendront incessamment dans le cadre de la mise en œuvre du dispositif. Ces évolutions confirment le caractère strictement transitoire, temporaire et limité dans le temps de ce mécanisme ».
L’arrivée du premier groupe de migrants en RDC avait suscité de nombreuses réactions au sein de l’opinion publique. Plusieurs voix s’étaient interrogées sur l’opportunité d’un tel dispositif dans un contexte marqué par des défis sécuritaires persistants, notamment dans l’est du pays.
Dans les rangs de l’opposition, certains responsables politiques avaient soulevé des préoccupations liées à la souveraineté nationale ainsi qu’aux modalités de prise en charge des personnes concernées. À l’inverse, des acteurs proches du pouvoir avaient présenté l’accord comme un instrument susceptible de renforcer le partenariat stratégique entre Kinshasa et Washington.
Dans une mise au point publiée le 5 avril, les autorités congolaises avaient assuré que les aspects logistiques, techniques et opérationnels du dispositif seraient entièrement pris en charge par le gouvernement américain à travers des structures spécialisées dans la gestion des mouvements migratoires. Kinshasa avait également affirmé qu’aucune dépense liée à ce mécanisme ne serait supportée par le Trésor public congolais.
Selon les informations communiquées par les autorités, le premier contingent accueilli en RDC était composé de ressortissants colombiens, péruviens et équatoriens.
Mongongo News
