La République démocratique du Congo et le Rwanda ont signé, ce vendredi 25 avril, une déclaration de principes sous la médiation des États-Unis. Cette initiative, saluée comme une avancée diplomatique dans une région en proie à des tensions persistantes, a eu lieu au Département d’État américain, en présence de plusieurs hauts responsables.
La ministre congolaise des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, et son homologue rwandais, Olivier Nduhungirehe, ont représenté leurs gouvernements respectifs. La cérémonie s’est déroulée sous l’égide du secrétaire d’État américain Marco Rubio, accompagné du secrétaire d’État adjoint Christopher Landau, du conseiller principal pour l’Afrique Massad Boulos, et de l’ambassadeur Troy Fitrell.
Selon le communiqué officiel assorti de cet évènement historique, consulté par Mongongo News, cet accord s’inscrit dans la continuité des efforts régionaux, notamment ceux de l’Union africaine et de plusieurs dirigeants africains, visant à favoriser une solution pacifique aux tensions récurrentes dans l’Est de la RDC.

Le document signé ne constitue pas un accord de paix formel, mais plutôt un engagement mutuel à promouvoir la stabilité, la coopération régionale et le développement économique intégré, renseigne le communiqué de presse du département d’Etat américain.
« La déclaration s’appuie sur les efforts de l’Union africaine et d’autres dirigeants régionaux. Elle trace une voie vers la paix, la stabilité et le développement économique intégré dans l’est de la RDC, un élément essentiel pour mettre fin au conflit et permettre à la région d’atteindre son plein potentiel », mentionne la note du département d’Etat US.

L’accord établit une base de dialogue entre les deux pays, qui ont connu ces dernières années des relations diplomatiques souvent tendues, marquées par des accusations réciproques et des enjeux sécuritaires transfrontaliers.
Le secrétaire d’État Marco Rubio a salué “une étape importante vers une coopération constructive”, tout en soulignant la volonté des États-Unis d’accompagner les deux gouvernements dans la mise en œuvre des principes énoncés dans la déclaration.
Les détails opérationnels concernant l’application de ce document n’ont pas été rendus publics à ce stade. Néanmoins, le département d’État américain a réaffirmé son intention de maintenir un rôle actif dans le suivi du processus. « Nous continuerons à travailler avec les deux nations pour soutenir leurs efforts cruciaux en faveur de la paix et de la prospérité », lit-on dans le communiqué.
Mongongo
