Vital Kamerhe a démissionné de son poste de Président de l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo, après avoir été visé par une série de petitions initiées par des députés nationaux de l’Union sacrée de la Nation, plateforme que dirige Felix Tshisekedi.
Bien que le président du parti politique Union pour la Nation congolaise (UNC) évoque des raisons de « convenance personnelle » derrière cette seconde démission après celle sous l’ère Kabila à 2009, ces derniers jours, la pression s’était accentuée autour de lui, avec des accusations de mégestion durant sa présidence de la chambre basse du Parlement congolais.
Lors de l’ouverture de la session de septembre, Vital Kamerhe avait surpris plus d’un en demandant publiquement pardon aux élus nationaux. Cette volonté d’apaiser les tensions croissantes n’a pas servi à grand chose, les pétitionnaires étant déjà déterminés à se débarasser de son administration à l’Assemblée nationale.
Malgré cette démission, le « Pacificateur » se réjouit du rôle qu’il a joué dans l’avènement de la première alternance pacifique en République démocratique du Congo. « Mieux que quiconque, porté par la conviction et l’amour de la patrie, j’ai activement oeuvrd à l’avènement d’une alternance pacifique dans notre pays », s’est félicité le désormais ancien Président de l’Assemblée nationale.
Dans la foulée, la rapporteur adjointe, Dominique Munongo Inamizi, également visée par la pétition, a démissionné de son poste. Avec ces démissions, les cartes seront redistribuées au niveau de l’Assemblée nationale.
Guerschom M
