Dans un climat d’insécurité persistante, la cociété civile forces vives d’Oicha, au cœur du territoire de Beni, a tenu une Assemblée générale extraordinaire ce lundi 29 septembre. Le message est sans équivoque : la population refuse de rester passive face aux exactions récurrentes des ADF, et revendique désormais une participation active à sa propre protection.
Face à l’inefficacité des mesures sécuritaires classiques, les habitants proposent d’« aller au-delà de la RAD », en identifiant et en formant des volontaires civils issus de chaque communauté pour appuyer l’armée et la police sur le terrain. Cette initiative vise à instaurer une sécurité de proximité, pilotée localement, et capable de répondre rapidement aux menaces.
« Trop de sang a coulé. Trop de familles endeuillées. Trop de promesses sans lendemain », ont dénoncé les participants. Leur volonté : reprendre en main leur destin sécuritaire à travers des mécanismes encadrés, concertés et en partenariat avec les forces régulières.
Cette démarche, bien qu’audacieuse, interpelle directement les autorités provinciales et nationales, appelées à écouter la voix d’une population résolument déterminée à ne plus subir l’horreur dans le silence.
Pour beaucoup, il ne s’agit pas de défier l’État, mais de renforcer les efforts existants par l’intelligence communautaire et l’engagement citoyen.
Draxler de Vigny
