Le commissaire général Benjamin Alongabony (PNC) et la maire de Boma, Claudelle Phemba. Boma. ©ACP
La Police nationale congolaise (PNC) a annoncé l’ouverture d’une enquête administrative afin d’établir les responsabilités dans les violents heurts qui ont opposé, jeudi 28 août, les habitants de la ville de Boma aux forces de l’ordre. C’est dans ce cadre que le commissaire général de la PNC, le général Benjamin Alongabony, s’est rendu, dimanche 31 août 2025, dans la province du Kongo Central.
Durant son séjour dans cette ville portuaire située à l’extrême ouest de la RDC, il doit rencontrer les autorités politico-administratives, la population ainsi que les policiers concernés. Déjà ce lundi 1er septembre, il a eu un entretien avec la maire de Boma, Me Claudelle Phemba Kiadi.
« Le Chef de l’État, lors du Conseil des ministres, a instruit le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur de diligenter des enquêtes et de lui en faire rapport. À son tour, le vice-Premier ministre m’a désigné pour descendre ici à Boma, prendre contact avec l’autorité politico-administrative locale, différentes couches de la population ainsi que les policiers, afin de mener une enquête administrative et établir les responsabilités des uns et des autres », a déclaré le général Alongabony.
Il convient de rappeler que plusieurs hauts responsables sécuritaires basés à Boma avaient été suspendus dès jeudi 28 août par le gouverneur du Kongo Central, Grâce Bilolo, à la suite de ces affrontements. Les violences avaient fait cinq morts, dont un policier, et plusieurs blessés, d’après le bilan officiel de la police.
La colère de la population était nourrie par des soupçons de complicité entre certains éléments des forces de sécurité et des criminels qui sèment l’insécurité dans la ville.
Mongongo
