Le Front commun pour le Congo (FCC), plateforme politique de l’ancien Président Joseph Kabila, a qualifié du « dernier acte de la tragi-comédie », le prononcé du verdict par la Haute cour militaire de Kinshasa/Gombe, qui siégeait à matière repressive.
La plateforme politique dénonce des dérives dictatoriales qui se caractérisent par l’instrumentalisation « croissante » tant de la justice que d’autre puissance publique à des fins politiques.
« Chronique d’un meurtre annoncé », indique le FCC dans le communiqué de sa cellule de crise. Le document qualifie Félix Tshisekedi sans le citer, d’un « Monarque » qui se rêve absolu, et qui veut gouverner la République démocratique du Congo par la terreur.
Pour le Front commun pour le Congo, la condamnation de Joseph Kabila n’est pas que celle d’un homme, son autorité morale, ancien Président de la République et sénateur à vie, mais surtout « celle de l’État de droit et de toutes les conquêtes démocratiques obtenues de haute lutte » par l’ensemble de la population congolaise, durant près de deux décennies.
Face à cette procédure judiciaire qu’il juge « illégale de bout à bout », le FCC refuse de cautionner cette atteinte à la lutte commune. « C’est en cela qu’elle est inacceptable. C’est pour cela qu’elle doit et sera combattue », appelant à la détermination pour vaincre la tyrannie. « Et elle le sera ! ».
Accusés de plusieurs griefs dont la participation à un mouvement insurrectionnel, crime contre la paix et la sécurité de l’humanité, homicide intentionnel, trahison, apologie, viol, torture, déportation et occupation à force ouverte de la ville de Goma, Joseph Kabila a été condamné à mort et d’une amende allant jusqu’à 33 milliards de dollars américains par la Haute cour militaire de Kinshasa/Gombe.
Guerschom M
