La ville province de Kinshasa a accueilli samedi 30 août, la première édition de la Conférence annuelle organisée par l’ONG Dynamique multisectorielle de communication sociale (DYMCOS).
Placée sous le thème : « Améliorer la pratique de l’éducation civique aux droits de l’homme par les médias, 65 ans après l’indépendance », cette rencontre a rassemblé des jeunes venus de différentes entités de la capitale Congolaise.
Initiée par une organisation engagée dans l’éducation populaire à l’action civique, morale, culturelle et politique, l’activité a été saluée par les participants pour sa pertinence et son impact.
Parmi les participants, Kambale Kitsa Stéphane, jeune originaire du Nord-Kivu, une région marquée par l’insécurité depuis plusieurs décennies a partagé son expérience. Déplacé à Kinshasa en raison du conflit armé, il a trouvé dans cette conférence, une source d’apprentissage et de conscientisation.
« Après la conférence, nous avons compris que dans un pays démocratique, les droits de l’homme doivent être respectés. Si ces droits sont bafoués, la population se sent inexistante. Les droits humains, c’est ce que nous vivons : le droit à la vie, à la santé, à la paix… Si l’on nous prive de cela, alors la vie n’a plus de sens », a-t-il confié à Mongongo News.
Le droit électoral a également été abordé. Kambale Kitsa Stephane souligne qu’un citoyen conscient, animé par le civisme et le patriotisme, ne devrait pas se laisser corrompre par les politiciens lors des élections.
« Beaucoup de jeunes et de citoyens sont achetés par certains politiciens pour obtenir leurs voix. Ce n’est pas une bonne chose. Grâce à cette conférence, nous avons appris que l’éducation civique nous permet de résister à ces manipulations », a-t-il ajouté.
La conférence s’est clôturée par la remise de brevets aux participants, attestant leur engagement et leur participation active à cette initiative citoyenne.
Etienne Mosengo/Mongongonews
