Félix Tshisekedi, président de la République démocratique du Congo, prononçant un discours à la nation après l'occupation de Goma par le M23, soutenu par le Rwanda. Photo d'illustration. © Cellcom Présidence RDC
Les consultations politiques lancées par le président Félix Tshisekedi dans le but de mettre en place un gouvernement d’union nationale touchent à leur fin ce mardi 8 avril. Pendant une quinzaine de jours, le conseiller spécial à la sécurité a accueilli des représentants des partis de la majorité présidentielle ainsi que quelques organisations issues de la société civile.
Bien que ces échanges aient été présentés comme ouverts à tous, de nombreux acteurs se disent laissés pour compte. Plusieurs structures affirment avoir adressé leurs contributions sans jamais avoir été reçues, ni entendues.
En parallèle, plusieurs figures majeures de l’opposition ont décidé de ne pas y prendre part. Seules quelques personnalités, dont Marie-Josée Ifoku, Adolphe Muzito, Néné Kulu et certains anciens candidats à la présidentielle, ont répondu présentes. La présence controversée de membres se réclamant du FCC de Joseph Kabila ou du camp de Moïse Katumbi (Ensemble pour la République) a également provoqué des réactions. Pour certains analystes, cette participation sélective servirait surtout à donner une illusion d’unité nationale, sans réelle adhésion de tous les camps.
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Le processus est ainsi perçu par beaucoup comme fermé, dominé par les alliés du pouvoir, et peu représentatif de la diversité des voix du pays. Il semble davantage motivé par des considérations politiques que par une réelle volonté d’écoute inclusive.
Face à cette situation, le Corps Universel des Ambassadeurs, Chevaliers, Officiers et Bâtisseurs de la Paix/RDC, qui avait anticipé ce climat de méfiance et d’exclusion, s’apprête à soumettre un « Plan de paix pour la survie de la RDC ». Ce projet structurant vise à répondre aux urgences actuelles, en proposant à la fois une architecture pour le futur gouvernement d’union nationale et des pistes innovantes de sortie de crise. Seul le Secrétariat Exécutif détient pour l’heure les détails de ce plan stratégique.
Dans un contexte aussi délicat, cette proposition pourrait constituer une alternative solide, à condition que le dialogue, la transparence et la priorité à l’intérêt national priment sur les jeux de pouvoir.
