ILLUSTRATION / Dialogue direct entre le Président Félix Tshisekedi et la jeunesse congolaise. Vue intérieure du stade Tata Raphaël, Kinshasa. Novembre 2025. Droits : Présidence RDC
Adopté lors du Conseil des ministres du 13 février dernier, le programme présidentiel « Debout Jeunes Congolais » entre dans une phase décisive de structuration financière. Évalué jusqu’à 1,3 milliard de dollars américains sur six ans, ce chantier stratégique dédié à l’emploi et à l’entrepreneuriat des jeunes vise à remodeler en profondeur l’écosystème de l’insertion professionnelle en République démocratique du Congo.
Selon le compte-rendu de la réunion gouvernementale, le programme découle des 305 recommandations issues de la Table ronde nationale sur l’emploi et l’entrepreneuriat des jeunes, tenue en novembre 2025. Cinquante résolutions jugées prioritaires ont été retenues pour servir de boussole à l’action gouvernementale, précise le document.
L’architecture du dispositif repose sur trois piliers principaux, à savoir la formation professionnelle, l’emploi et l’égalité des chances, ainsi que l’entrepreneuriat. À cela s’ajoutent deux fondations structurantes, la gouvernance et le financement, ainsi que deux parcours distincts, scolaire et non scolaire, devant impérativement converger vers l’emploi ou la création d’activité.
Le coût global est estimé entre 650 millions et 1,3 milliard USD, à mobiliser sans nouvelle pression fiscale. Les ressources proviendront notamment du budget national, d’une coalition multi-bailleurs et de mécanismes innovants incluant des participations remboursables d’organismes publics, détaille le compte-rendu du Conseil des ministres.
En amont, plusieurs réunions techniques ont été organisées pour baliser le terrain. Une séance de travail s’est tenue au ministère du Commerce extérieur sous la coordination de Julien Paluku Kahongya, en présence des ministres sectoriels concernés par la mise en œuvre du programme. L’objectif : opérationnaliser les mécanismes et harmoniser les interventions gouvernementales.
Parallèlement, la ministre du Genre, Micheline Ombae Kalama, a évoqué sur X (Twitter) la finalisation des mécanismes de financement. Affirmation faite au sortir d’une séance de travail le 24 février avec le vice-premier ministre en charge du Budget, Adolphe Muzito.
« Ce programme, doté d’une enveloppe de 1,3 milliard de dollars sur six ans, ne saurait être réduit à une simple dotation budgétaire ; il constitue le socle d’un véritable pacte social et le moteur d’une transformation structurelle de notre nation », a-t-elle souligné, insistant sur la dimension stratégique du projet.
Au cœur du dispositif figure également le Concours national des plans d’affaires simplifiés, dont le premier cycle sera lancé le 30 juin 2026. La Commission électorale nationale indépendante (CENI) interviendra pour transformer progressivement les 182 circonscriptions électorales du pays en « circonscriptions entrepreneuriales », avec l’ambition de faire émerger des champions locaux capables de dynamiser les économies territoriales.
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