Dans une interview exclusive accordée à notre rédaction ce mardi 7 septembre, Delphin Kazadi, directeur du Centre de rattrapage scolaire (CRS) Katoka 1, a exprimé ses vives inquiétudes face à la marginalisation persistante de l’éducation non formelle par les autorités compétentes.
Selon lui, depuis la création de ces centres en 2010 dans la province, les structures de rattrapage scolaire n’ont jamais été réellement prises en charge par l’État. Cette situation, déplore-t-il, complique considérablement leur mission, notamment en ce qui concerne la récupération des bulletins des enfants et le suivi administratif.
Kazadi Kabongo plaide pour un accompagnement concret du gouvernement afin de renforcer leur capacité d’encadrement et offrir une seconde chance éducative à de nombreux enfants, qui ont dépassé l’âge scolaire réglementaire.
Il appelle également les parents à ne pas hésiter à inscrire leurs enfants dans les CRS, quelle que soit leur tranche d’âge, au lieu de les orienter systématiquement vers des écoles classiques où ils risquent de ne pas être adaptés.
Pour lui, les Centres de rattrapage offrent un cadre adapté, flexible et inclusif, essentiel pour garantir à tous les enfants une éducation de base de qualité.
Nestor Ilo
