[Illustration] Des membres du groupe armé M23, soutenu par le Rwanda, sécurisent une rue avant l'arrivée du chef de l'Alliance Fleuve Congo (AFC), une alliance de partis politiques et de groupes armés comprenant le M23, à Goma, en République démocratique du Congo, le 1er février 2025. © 2025 Tony Karumba/AFP
Le gouvernement de la République démocratique du Congo accuse l’Alliance Fleuve Congo/Mouvement du 23 mars (AFC/M23) de « saboter les efforts diplomatiques en cours dans le cadre du processus de paix de Doha », dans un contexte de tensions accrues entre la rébellion et les Forces armées de la RDC (FARDC).
Dans un communiqué publié le 29 octobre, le ministère de la Défense nationale pointe du doigt le M23, appuyé par le Rwanda, qu’il accuse de renforcer ses positions en hommes et en logistique dans les territoires qu’il contrôle au Nord-Kivu et au Sud-Kivu, tout en menant de nouvelles attaques contre les forces loyalistes.
« Dans les zones occupées, les populations subissent des atrocités et de graves violations des droits humains », dénonce le communiqué. Selon le porte-parole de l’armée congolaise, le général-major Sylvain Ekenge, les civils sont utilisés comme « boucliers humains » par le mouvement rebelle.
« Malgré l’engagement constant de la RDC en faveur de la paix et de la stabilité régionale, le M23 continue de renforcer ses positions, de mener des attaques et de saboter les efforts diplomatiques, démontrant ainsi son absence totale de volonté de paix », regrettent les FARDC.
Tout en réaffirmant sa « détermination à défendre l’intégrité du territoire national », le ministère de la Défense appelle la population au calme, à la vigilance et à faire confiance à l’armée régulière.
Des affrontements ont été signalés au cours de la semaine dans plusieurs localités du Kivu. Dans un communiqué daté du 28 octobre, l’AFC/M23 a, de son côté, accusé Kinshasa d’avoir lancé une « offensive généralisée sur toutes les lignes de front ». Une allégation que le gouvernement rejette, affirmant qu’il ne fait que remplir son « devoir sacré » de protéger les populations civiles.
Mongongo
