Goma célèbre le premier anniversaire liturgique du bienheureux Floribert Banachui
Dans une atmosphère de ferveur et de gratitude, le diocèse de Goma a commémoré ce mercredi 8 juillet 2026 le premier anniversaire de la mémoire liturgique du bienheureux Floribert Bwana Chui Bin Kositi, jeune contrôleur de douane assassiné en 2007 pour avoir refusé la corruption. Un an après sa béatification solennelle à Rome, la figure de ce martyr de l’honnêteté et de l’intégrité morale continue d’inspirer la jeunesse congolaise et de nourrir l’espérance d’un peuple éprouvé par l’insécurité.
Floribert Banachui, commissaire aux avaries à l’Office congolais de contrôle, avait refusé de laisser entrer des denrées avariées qui menaçaient la santé de la population. Ce choix courageux lui coûta la vie, mais fit de lui un symbole de droiture et de justice. Mgr Willy Ngumbi, évêque du diocèse de Goma, a rappelé que « par son refus de la corruption, il est mort un martyr pour la justice et est devenu un modèle de courage pour la jeunesse et pour l’Église ».
La célébration a été marquée par des remerciements au pape Léon 14, qui a élevé Floribert aux honneurs de l’autel, ainsi qu’au cardinal Marcello Semeraro, préfet du Dicastère pour les causes des saints, pour son rôle dans la béatification. « Durant cette première année, le mois de Floribert a agi comme une véritable bombe de paix pour notre peuple du Nord-Kivu », a souligné Mgr Ngumbi, insistant sur l’impact spirituel et social de ce témoignage héroïque.



Le parcours de Floribert est désormais présenté comme une boussole spirituelle pour la société congolaise. Le dialogue fraternel comme chemin de paix et de réconciliation, la compassion pour les pauvres, concrétisée par l’attention aux enfants de la rue et aux personnes âgées.
La commémoration a rassemblé clergé, religieux, fidèles et représentants de la communauté de Saint’Egidio. Le père Laurent Kaba, envoyé du Sénégal, a été salué pour son engagement à promouvoir la dévotion au bienheureux Floribert. Cette mémoire liturgique, désormais obligatoire, s’impose comme un appel à la jeunesse et aux responsables politiques, économiques et militaires à choisir la droiture et la justice.
Pour rappel, la messe a été dite au sanctuaire d’adoration par monseigneur Willy Ngumbi Ngengele avec l’évêque émérite Théophile Kaboy.
Etienne M.B.E.
