Volker Türk, Haut-commissaire de l'ONU aux Droits de l'homme, devant la presse de Goma (Nord-Kivu). Photo-archives. © MONUSCO
Alors que la tension reste vive dans l’est de la République démocratique du Congo, aggravant une crise sécuritaire et humanitaire déjà critique, le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies dresse un constat accablant des exactions commises lors de la bataille de Goma, au Nord-Kivu, à la fin du mois de janvier 2025. Les responsabilités sont partagées entre les forces rebelles de l’AFC/M23, appuyées par le Rwanda, et les forces gouvernementales congolaises, soutenues par les groupes Wazalendo.
Dans sa conclusion préliminaire, la mission d’établissement des faits — mise en place en février dernier — accuse le M23 d’avoir utilisé des armes de destruction massive pour frapper des zones densément peuplées, procédé à des arrestations arbitraires, recruté de force dans ses rangs policiers, militaires et civils, y compris des enfants, et commis des exécutions sommaires, des violences sexuelles et sexistes, ainsi que d’autres abus graves.
Toutefois, l’ONU précise que « toutes les parties au conflit dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu ont commis des violations ou atteintes aux droits humains, ainsi que des violations du droit international humanitaire ». Le Haut-Commissaire aux droits de l’homme, Volker Türk, affirme que les combattants du M23, certains soldats congolais et des membres des groupes Wazalendo ont « tué, violé et pillé ».
« Mon bureau enquête sur d’autres violations présumées du droit international humanitaire, dont beaucoup pourraient constituer des crimes de guerre. La Mission enquête également sur les allégations d’arrestations arbitraires et de disparitions forcées de partisans présumés du M23 par les services de renseignement militaire des forces armées de la RDC », a-t-il indiqué, ce lundi 16 juin 2025 à Genève, lors de la 59ᵉ session du Conseil des droits de l’homme de l’ONU.
Devant le Conseil, en présence de représentants de la RDC et du Rwanda — deux pays en conflit depuis plusieurs années dans l’est congolais —, Volker Türk a évoqué des « violations et atteintes aux droits humains d’une ampleur et d’une intensité effroyables ». Il a saisi l’occasion pour exhorter le Rwanda à retirer ses troupes du territoire congolais et à cesser tout soutien au M23.
« Il est très préoccupant que les affrontements se poursuivent sans relâche dans le Nord-Kivu et le Sud-Kivu. J’appelle toutes les parties au conflit à s’engager immédiatement en faveur d’un cessez-le-feu, à reprendre les négociations et à respecter le droit international humanitaire ainsi que les droits humains », a-t-il plaidé.
La mission d’établissement des faits prévoit de présenter son rapport final devant le Conseil en septembre prochain, a révélé fin mai Marlène Urscheler, coordinatrice de la mission, lors d’un échange avec Patrick Muyaya, ministre congolais de la Communication et Médias et porte-parole du gouvernement.
Mongongo

Le M23 continue à tuer et violer jusque maintenant, le cas de ce dimanche 15 juin , dans la localité d’ihrambi katana au Sud Kivu, où les éléments du M23 pn violé deux enfants de 4ans, après que leur maman ait été échappé, ils ont tué un chauffeur de moto à katana ce lundi 16juin à 15h30rsque ce dernier revendiquait son argent d’une course se moto, l’autre abbati à goma hier lundi 16 juin à 17h bref parlez des droits de l’homme au nord et au Sud Kivu , depuis janvier 2025 jusqu’aujourd’hui, c’est hypothétique. La communauté internationale devrait intervenir pour sauver la population civile contre ces barbares rwandais. Maître Heri Bikuba Arsène, Avocat au barreau du nord Kivu, en fuite à Kinshasa RDC