Enseigne à l'entrée de la prison de Kasapa, à Lubumbashi (Haut-Katanga/RDC). Photo : © droits tiers.
La prison centrale de Kasapa, à Lubumbashi, chef-lieu du Haut-Katanga, fait face à une grave crise sanitaire. Cet établissement, qui accueille actuellement près de 2 600 détenus, enregistre une flambée de cas de tuberculose. Selon le ministre de la Justice, Guillaume Ngefa-Atondoko Andali, plus de 800 prisonniers sont touchés, mettant en danger la santé de l’ensemble des pensionnaires.
Lors d’un point de presse diffusé mercredi 16 septembre sur la RTNC, le ministre a dénoncé cette situation alarmante, l’attribuant notamment à la surpopulation carcérale, désignée comme un « véritable foyer de maladies », a-t-il déclaré, rappelant que « les compatriotes détenus ne doivent pas être considérés comme des personnes envoyées au mouroir ».
Il a également regretté la cohabitation parfois observée dans certaines prisons du pays entre hommes, femmes et enfants ; une pratique qui accentue les risques sanitaires.
Selon le ministre, près de 1 800 autres détenus sont exposés en permanence à un risque élevé de contracter la tuberculose, l’une des épidémies les plus meurtrières en République démocratique du Congo. Il a par ailleurs pointé du doigt l’insuffisance de moyens alloués au système judiciaire pour faire face à ce fléau.
« Si nous voulons une justice capable de contribuer efficacement au respect des droits, nous devons absolument y mettre les moyens », a insisté Guillaume Ngefa-Atondoko, plaidant également pour une meilleure prise en charge du personnel judiciaire, souvent dépourvu d’assurance maladie.
Mongongo
