La cheffe du bureau Genre, famille et enfants du territoire d’Irumu, dans la province de l’Ituri, tire la sonnette d’alarme sur les conditions de vie précaires que traversent les femmes et les enfants dans les zones où la population a récemment effectué un retour volontaire.
Madame Yvette Aunakyalo chargée du bureau Genre, famille et enfants, s’est exprimée dimanche 5 octobre lors d’une interview accordée à la presse locale. Elle a salué les efforts de l’administration militaire et du gouvernement provincial dans le rétablissement de la paix, qui ont permis à de nombreuses familles de regagner leurs milieux d’origine.
« Je tiens d’abord à remercier les efforts du gouvernement provincial ainsi que notre autorité territoriale, qui veille nuit et jour pour que la sécurité soit rétablie sur l’ensemble du territoire d’Irumu. Ce que je peux dire, c’est un constat que nous avons fait sur l’ensemble du territoire, surtout dans les zones où il y a eu un retour volontaire de la population, composée généralement de femmes et d’enfants. Ces femmes, bien qu’il y ait une accalmie, traversent des moments difficiles. Tu sais, depuis que la population civile a regagné ses milieux d’origine, il n’y a pas eu d’assistance spécifique, je peux le dire, pour les femmes qui sont dans la zone », a-t-elle laissé entendre.
Elle appelle les autorités gouvernementales à intervenir rapidement pour venir en aide à cette catégorie vulnérable, affirmant que : « Ces femmes n’ont pas encore été assistées ».
Enfin, elle invite les partenaires humanitaires et les ONG à orienter leurs projets vers les zones les plus touchées, là où les besoins sont les plus criants.
Etienne Mosengo
