Ce vendredi 19 septembre, la salle polyvalente de la chefferie des Basili, dans la province de l’ituri, a accueilli une session de dialogue démocratique réunissant autorités locales, jeunes et leaders communautaires. Objectif : identifier des mécanismes concrets pour réduire les violences intercommunautaires, et restaurer la confiance entre civils et services de sécurité.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du projet RESET, porté par un consortium d’ONGs dont OIM, Justice Plus, Action pour la paix et la concorde, CORACON, SOFEPADI, sous la coordination de Mercy Corps. Elle intervient après une série d’événements tragiques, qui ont profondément affecté le tissu social de Komanda.
Emmanuel Bahati Kukwabo, facilitateur du dialogue, a souligné l’importance de ce processus participatif :
« Nous sommes dans un processus de dialogue pour réduire les violences entre les communautés, pour atténuer l’incompréhension entre les populations et les services de l’État. Après les événements malheureux qui ont frappé Komanda, la confiance s’est effritée : les uns et les autres se regardaient en chiens de faïence. Nous avons voulu les rapprocher, et ce rapprochement est un processus », a-t-il laissé entendre.
Selon lui, les consultations déjà menées doivent déboucher sur une restitution collective, puis sur l’élaboration d’une feuille de route claire et honnête pour une collaboration durable entre civils et forces de sécurité.
« Le premier message, je l’adresse à la jeunesse : elle doit comprendre que les services de sécurité ne peuvent évoluer seuls. La sécurité est une affaire de tout le monde », a-t-il insisté.
La clôture de cette activité est prévue pour ce samedi 20 septembre, toujours à Komanda.
Etienne Mosengo/Mongongo
