Une vue d'ensemble des membres du Conseil de sécurité votant à l'unanimité pour renouveler l'embargo sur les armes contre la République démocratique du Congo (RDC). Photo-archives : 15 février 2008 © Média ONU
Réuni le lundi 30 juin 2025, le Conseil de sécurité des Nations Unies a décidé de proroger pour un an le régime des sanctions relatif à la fourniture d’armes et d’assistance militaire en République démocratique du Congo. Cette mesure restera en vigueur jusqu’au 1er juillet 2026, conformément à la résolution 2783 (2025), préparée par la France et adoptée à l’unanimité.
Selon une dépêche du service de presse de l’ONU, à laquelle Mongongo News a accédé ce 2 juillet, cette décision vise à empêcher la fourniture, la vente ou le transfert — directs ou indirects — d’armes, de matériel militaire ou de services de conseil à des groupes ou entités non gouvernementales opérant sur le territoire congolais. Le dispositif inclut également les prestations de formation, l’aide logistique, ainsi que les financements liés à des activités militaires.
L’ONU précise toutefois que ces restrictions, notamment l’embargo sur l’acquisition d’équipements militaires ou encore l’obligation de notification, ne concernent pas le gouvernement congolais ni les Forces armées de la RDC (FARDC).
Le Conseil de sécurité a également exprimé sa vive inquiétude face à la persistance de l’insécurité, notamment dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, en lien avec les offensives du M23, mais également avec la présence de multiples groupes armés nationaux et étrangers.
Dans son préambule, le texte insiste sur le fait que ces mesures n’ont pas vocation à nuire à la population civile, déjà lourdement éprouvée par les conflits armés. Le Conseil réaffirme la nécessité d’appliquer pleinement la résolution 2773 (2025), qui condamne les violations de l’intégrité territoriale de la RDC.
Par ailleurs, la résolution 2783 reconduit également le mandat du Groupe d’experts de l’ONU pour la RDC jusqu’au 1er août 2026. Ce panel indépendant, chargé de surveiller l’application des sanctions, devra remettre un rapport intermédiaire d’ici fin 2025, suivi d’un rapport final attendu pour le 15 juin 2026.
À l’issue de ce mandat, le Conseil de sécurité procédera à une évaluation globale avant de se prononcer sur une éventuelle nouvelle prolongation des mesures. La situation sécuritaire sur le terrain ainsi que le degré de coopération des parties concernées seront déterminants dans cette décision.
Félix I. / Mongongo
