Le docteur Denis Mukwege a dénoncé une « dévalorisation alarmante de la vie humaine » en République démocratique du Congo, au lendemain du massacre de civils attribué aux rebelles des ADF dans le territoire de Mambasa, en Ituri. D’après les autorités congolaises, au moins 45 civils ont été tués dans la nuit du 1er au 2 avril dans le village de Bafwakoa, sur la route nationale n°4.
Dans une déclaration publiée ce 3 avril, le Prix Nobel de la paix évoque une succession d’attaques d’une extrême brutalité contre les populations civiles dans l’est du pays, notamment en Ituri et dans le Nord-Kivu, où les violences armées persistent malgré les opérations militaires en cours.
Les Forces Armées de la RDC indiquent que cette attaque, menée à la fois par armes à feu et armes blanches, a également causé d’importantes destructions, plusieurs habitations et biens ayant été incendiés.
Face à cette situation, Denis Mukwege met en garde contre une banalisation des atrocités et un silence qu’il juge préoccupant. « La Nation congolaise et le reste du monde ne peuvent continuer de fermer les yeux face à des atrocités qui pourraient s’apparenter à des actes de génocide », avertit-il.
Il appelle à une réaction urgente pour rétablir la sécurité et protéger les populations civiles, alors que les violences continuent de s’étendre dans plusieurs zones de l’est du pays, alimentant un climat de peur et d’instabilité durable.
Mongongo News
