Au moins 45 civils ont été tués dans la nuit du 1er au 2 avril lors d’une attaque attribuée aux rebelles des ADF dans le village de Bafwakoa, en territoire de Mambasa, dans la province de l’Ituri. Selon des sources sécuritaires, l’assaut, survenu aux environs de 20 heures sur l’axe de la route nationale n°4 reliant Kisangani à l’Ituri, a visé directement des habitants.
Des victimes ont été abattues ou tuées à l’arme blanche, tandis que de nombreux corps ont été retrouvés sur la route ou ensevelis sous les décombres. Des sources de la société civile évoquent un bilan humain plus élevé.
L’attaque s’est accompagnée d’importantes destructions matérielles. Une grande partie du village a été incendiée, avec des habitations, des motos et au moins un véhicule lourd réduits en cendres, indique l’armée congolaise.
Ce nouvel épisode de violence intervient dans une zone déjà fragilisée par des incursions répétées des ADF, un groupe armé d’origine ougandaise affilié à l’organisation État islamique. La veille, des combats avaient été signalés à proximité, où une tentative de prise de contrôle d’un site minier avait été repoussée par les forces congolaises appuyées par des groupes armés locaux.
Les conséquences de l’attaque se font déjà sentir dans les localités voisines. À Niania, l’acheminement des corps des victimes a provoqué un mouvement de panique parmi la population, sur fond de crainte d’une extension des violences dans cette partie du territoire de Mambasa.
