RDC - Le ministre de la Justice, Guillaume Ngefa-Atondoko Andali, en visite au Tribunal de paix de Kinkole/Kinshasa.
En République démocratique du Congo, le ministre d’État en charge de la Justice, Guillaume Ngefa-Atondoko Andali, s’est dit indigné par les conditions de travail jugées « inacceptables » au Parquet et au Tribunal de paix (Tripaix) de Kinkole, dans la commune de la N’sele, à Kinshasa. Au terme d’une visite effectuée sur place, le ministre a promis d’« essayer d’y remédier ».
« Dans des locaux exigus de moins de 20 m², jusqu’à dix magistrats partagent le même espace, parfois sans portes ni fenêtres. Faute de moyens, certains achètent eux-mêmes leur mobilier », a-t-il déploré.
Le garde des Sceaux a également alerté sur les conséquences d’un tel environnement de travail, notamment en ce qui concerne la sécurité et la confidentialité des dossiers judiciaires.
« Dans ces conditions, ni le secret de l’instruction ni la sécurité des dossiers ne sont garantis. Comment rendre une justice équitable quand l’instruction se déroule sous les yeux de collègues non concernés ? », s’est-il interrogé.
Cette sortie intervient dans un contexte où plusieurs juridictions de Kinshasa et de l’intérieur du pays sont confrontées à un manque criant d’infrastructures et d’équipements de base.
Dans le cadre d’une tournée entamée dès son entrée en fonction, le ministre Ngefa-Atondoko dit vouloir évaluer les difficultés auxquelles font face les institutions judiciaires et pénitentiaires en vue d’identifier des solutions concrètes et durables.
Mongongo
