Des officiers et sous-officiers militaires jugés à la Cour militaire de Kinshasa/Gombe dans l'affaire Honorine Porsche. Illustration : Photo-Archives Droits : © C. Milandou
Accusés d’avoir violenté Madame Honorine Porsche, une citoyenne allemande d’origine congolaise, huit membres du bataillon Police militaire (FARDC) ont comparu, lundi 20 octobre, devant la Cour militaire de Kinshasa/Gombe. Parmi les prévenus figurent un officier supérieur, plusieurs sous-officiers et des soldats de deuxième classe.
Ce procès fait suite à un incident survenu le 16 octobre lors d’un braquage déjoué à la succursale de la Rawbank/Victoire, dans la commune de Kasa-Vubu (Kinshasa). Mme Porsche avait été sauvagement malmenée : interpellée avec une arme factice, jetée dans une jeep militaire, déshabillée et violentée sous les yeux d’une foule médusée.
Le gouvernement congolais a condamné « le traitement dégradant et contraire à la dignité humaine » infligé à la victime. Lors du Conseil des ministres du 17 octobre, le président Félix Tshisekedi a exprimé son indignation et exigé « des sanctions exemplaires » contre les agents impliqués.
Saisi en urgence, l’auditorat militaire avait ouvert une enquête judiciaire ayant conduit à l’arrestation des suspects. Une démarche saluée par le ministre de la Justice, Guillaume Ngefa, qui a, lors d’une interview du 17 octobre, promis que « la justice sera rendue sans compromis ».
« Je veillerai personnellement à ce que la justice s’applique en toute indépendance », a-t-il déclaré.
Dans un communiqué du 20 octobre, l’ambassade d’Allemagne en RDC a confirmé la citoyenneté allemande de Mme Porsche. Elle a salué les « déclarations des autorités congolaises affirmant leur volonté de poursuivre les auteurs présumés », tout en appelant les forces de sécurité au respect des droits humains et des normes internationales.
Félix ISSA / Mongongo
