En l’espace d’une semaine soit du 9 au 16 août, au moins 52 personnes dont huit femmes, deux enfants et une fillette ont été tuées dans les territoires de Beni et Lubero, au Nord-Kivu, lors des attaques perpetrées par les terroristes ADF.
C’est ce qui ressort d’un communiqué de presse publié lundi 18 août par la Monusco. La Mission des Nations Unies en RDC a tenu à condamner ces attaques, qui ont ciblé plusieurs localités de ces deux territoires.
La Monusco craint que ce bilan ne s’alourdisse durant les prochains jours. Aux côtés de ces morts, l’organisation évoque des enlèvements, de pillages, d’incendies de maisons, de véhicules et de motos et de destruction des biens de populations.
Pour Bintou Keita, Représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONU et cheffe de la Monusco, « ces attaques visant des civils, qui s’ajoutent aux atrocités commises dans la nuit du 26 au 27 juillet à Komanda, sont intolérables et constituent de graves violations du droit international humanitaire et des droits de l’homme ».
Consécutivement à ces attaques, la Monusco exhorte les autorités de Kinshasa à diligenter des enquêtes pour identifier et traduire en justice les responsables de ces massacres contre les populations civiles.
La Monusco appelle les groupes armés étrangers à déposer « sans condition » et de regagner leur pays d’origine. La Monusco indique alors avoir renforcé sa présence militaire et son appui aux autorités congolaises.
Guerschom M
