Félix Tshisekedi, président de la RDC, à la tribune de l'A.G. des Nations-Unies. Photo-Archives 2022. © Présidence RDC.
Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, doit s’exprimer ce mardi 23 septembre 2025 à la tribune de la 80ᵉ Assemblée générale des Nations unies, à New York. Cette prise de parole est très attendue dans son pays, alors que l’est de la RDC reste meurtri par les violences, attisées notamment par le mouvement rebelle AFC/M23, soutenu par le Rwanda.
La veille, lors d’un déjeuner de presse, le chef de l’État est revenu sur la situation sécuritaire dans le Nord et le Sud-Kivu, rappelant la médiation américaine qui avait conduit à la signature, le 27 juin dernier, de l’accord de Washington entre Kinshasa et Kigali. Tshisekedi a toutefois regretté que cet accord n’ait pas encore permis d’instaurer ni la fin des combats, ni un cessez-le-feu durable.
Dans le même cadre, il a lancé un défi au président américain Donald Trump, soulignant que si ce dernier parvenait à mettre un terme définitif au conflit congolais, il serait le premier à soutenir sa candidature au prix Nobel de la paix.
« Quatre présidents américains se sont succédé sans réussir à ramener la paix. Si le président Trump y parvient, je serai le premier à proposer sa candidature », a-t-il affirmé.
De son côté, dans son discours à l’ONU, ce mardi, Donald Trump a mis en avant le rôle des États-Unis dans la résolution de plusieurs conflits à travers le monde. Il a affirmé avoir obtenu « en seulement sept mois » des avancées significatives dans des zones de crise comme le Cambodge, le Moyen-Orient, ainsi qu’en Afrique centrale, citant la RDC et le Rwanda.
« Au cours des sept derniers mois, j’ai mis un terme à sept guerres. Personne ne croyait cela possible. Deux de ces conflits duraient depuis près de trois décennies. Ils ont coûté des milliers de vies humaines, au Cambodge, en Thaïlande, au Kosovo, en Serbie, au Congo et au Rwanda. Aucun pays n’avait jamais accompli cela », a déclaré Trump.
Mongongo
