Le président de la RDC, Félix Tshisekedi, tient un discours à la 80ème Assemblée générale des Nations-Unies. Droits : © Présidence RDC
À la tribune de la 80ᵉ Assemblée générale des Nations Unies, ce mercredi 24 septembre 2025, le président congolais Félix Tshisekedi a dénoncé la passivité de la communauté internationale face à ce qu’il qualifie de « génocide silencieux » dans l’est de la République démocratique du Congo, ravagé depuis trois décennies par les violences armées.
Il a particulièrement pointé les crimes attribués aux groupes armés, dont le M23, soutenu par le Rwanda.
« Nous attendons de la communauté internationale qu’elle se tienne avec constance et courage du côté du droit. C’est à ce prix que la vérité l’emportera sur l’impunité et que la paix redeviendra possible », a-t-il martelé, rappelant que l’ONU avait elle-même documenté ces atrocités dans le Rapport Mapping.
Tshisekedi a également évoqué les initiatives diplomatiques en cours, citant l’accord de Washington signé le 27 juin dernier entre Kinshasa et Kigali, les pourparlers de Doha avec l’AFC/M23, ainsi que les processus régionaux.
Par ailleurs, il a insisté sur la nécessité de justice et de réparation pour les victimes. « Si le monde hésite encore à nommer notre douleur, nous n’attendrons pas. Nous en sommes les premiers témoins, nous en serons les premiers artisans de la justice ».
Le chef de l’État a salué l’implication des États-Unis et du Qatar dans la recherche de solutions, tout en appelant l’ONU à garantir « la stricte application » de l’accord de Washington, qu’il juge lié à la résolution 2773 du Conseil de sécurité.
La question congolaise a également été évoquée la veille par Emmanuel Macron. Depuis la même tribune, le président français a réaffirmé son soutien à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de la RDC, annonçant une conférence internationale sur la paix et l’urgence humanitaire, prévue en octobre à Paris.
Mongongo
