[ILLUSTRATION] Scène de déplacement de la population à Goma. Photo-archives © droits tiers
La France accueillera, le 30 octobre 2025, la Conférence de soutien à la paix et à la prospérité dans la région des Grands Lacs, alors que l’incertitude persiste autour du conflit qui secoue l’est de la République démocratique du Congo. Cette initiative avait été annoncée pour la première fois le 23 septembre dernier par le président Emmanuel Macron, lors de son intervention à l’Assemblée générale des Nations Unies.
Selon un communiqué publié le 16 octobre, le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères précise que l’événement est organisé en coordination avec le Togo, médiateur désigné par l’Union africaine pour les Grands Lacs. Il vise notamment à « mobiliser la communauté internationale afin de répondre à l’urgence humanitaire à l’est de la RDC et dans la région ».
La conférence « sera également l’occasion de soutenir la dynamique de négociation et de médiation en cours, conduite par les États-Unis, le Qatar et l’Union africaine », indique la diplomatie française.
Les discussions porteront aussi sur « l’approfondissement indispensable de l’intégration économique régionale », que Paris considère comme un « vecteur essentiel d’une paix durable ». Ce point figure parmi les engagements contenus dans l’Accord de paix de Washington, signé le 27 juin dernier entre Kinshasa et Kigali, sous la supervision du Département d’État américain.
La France souligne que cette conférence, organisée en marge du Forum de Paris sur la paix, doit permettre à la communauté internationale de réaffirmer son engagement pour la paix et la prospérité dans les Grands Lacs, et de soutenir « concrètement » les populations locales.
Il convient de rappeler que, malgré les efforts diplomatiques menés dans le cadre des processus de Washington, Doha et de l’Union africaine, la situation sécuritaire demeure volatile dans l’est de la RDC, mettant à mal tout espoir de désescalade.
Alors que le gouvernement congolais et l’AFC/M23 ont signé, le 14 octobre, un accord de surveillance du cessez-le-feu, de violents combats sont rapportés depuis le début de la semaine dans le Nord et le Sud-Kivu, opposant les combattants de l’AFC/M23 aux Wazalendo.
Félix ISSA / Mongongo
