Panneau d'affichage à Kinshasa. Photo : © droits tiers
À Kinshasa, la réglementation du secteur de la publicité urbaine s’apprête à franchir une étape décisive avec l’achèvement imminent du cadastre des panneaux publicitaires. L’Hôtel de ville a donné des instructions claires pour « mettre fin à l’anarchie dans l’octroi des autorisations et l’implantation » de ces dispositifs.
Dans un communiqué officiel publié le 11 septembre, le ministère provincial du Plan de Kinshasa a appelé les opérateurs du secteur à adresser désormais leurs demandes d’autorisations et d’implantations à l’Autorité de régulation et de gestion de la publicité de Kinshasa (ARGPK). Cette mesure s’inscrit dans la continuité de la décision prise en février 2025 d’interdire toute nouvelle installation de panneaux publicitaires dans la capitale.
« En attendant la finalisation du nouveau cadastre publicitaire numérisé, tenant compte des innovations technologiques, les opérateurs devront soumettre leurs demandes à l’ARGPK […], qui les traitera au cas par cas », précise le communiqué.
Le ministre provincial du Plan, Jésus-Noël Sheke, a exhorté les acteurs du secteur à respecter les normes établies par les autorités, « pour veiller à l’embellissement de la ville et à l’amélioration du paysage urbain », conformément au programme Kin Ezo Bonga.
À travers cette démarche, Kinshasa entend instaurer un cadre harmonieux et structuré, répondant aux exigences d’aménagement urbain, en luttant contre la pollution visuelle et en garantissant un environnement plus esthétique et sécurisé.
Pour rappel, dans une note du 13 février 2025, le gouvernement provincial avait déjà annoncé la mise en place d’une équipe d’experts chargée d’évaluer la viabilité des structures publicitaires implantées dans la ville et de proposer des ajustements. Les opérateurs avaient également été sommés de déclarer leurs dispositifs et de s’acquitter des taxes exigées.
Félix ISSA / Mongongo
