Le Gouvernement congolais a réagi aux chiffres avancés par le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, revelant le meutre d’au moins 319 personnes dont des femmes et des enfants par le M23-AFC dans le territoire de Rutshuru, en province du Nord-Kivu.
« Ce bilan, l’un de plus lourds enregistrés depuis la résurgence du M23« , lance le Gouvernement. Kinshasa parle des victimes sans défense, « exécutés sommairement dans leurs champs ou leurs villages ».
Le Gouvernement étale de nouveaux chiffres : du 02 juillet au 02 août, le Ministère de la communication et des Médias révèle plus de 125 cas de viols, des centaines de recrutements forcés dont des enfants, et plus e 300 actes de torture.
À ces faits, le Gouvernement évoque des pillages systématiques, des incendies de maisons, des arrestations arbitraires dans des conditions inhumaines, et la transplantation des populations « non identifiées » dans les territoires sous contrôle du M23-AFC.
Kinshasa regrette que ces faits se soient produits en pleine période de cessez-le-feu entre la RDC et le M23. « Le Gouvernement dénonce la violation flagrante des engagements signés à Doha », précise le document du ministère.
Malgré ces faits, le Gouvernement congolais réaffirme son attachement au dialogue sincère et à la recherche d’une paix durable et définitive dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Guerschom M
