Illustration : Président Félix Tshisekedi lors de sa prestation de serment. 20/1/024. ©Jeune Afrique et AFP
20 janvier 2024 – 20 janvier 2025, un an exactement vient de s’écouler depuis que Félix Tshisekedi prenait officiellement ses fonctions de président de la République Démocratique du Congo pour son second mandat. En termes de bilan, si certains acteurs politiques saluent les efforts fournis par le pouvoir en place dans plusieurs secteurs, d’autres se disent insatisfaits.
Pour Alain Mwamba, porte-parole du parti politique Mouvement pour la démocratie et la reconstruction du Congo, MDRC en sigle, parti membre de l’Union sacrée et cher à Antoinette Kipulu, se penchant sur les secteurs de la justice et de la sécurité, il est remarqué une baisse du taux de banditisme dans la ville de Kinshasa grâce à l’opération « Ndobo ».

« Parmi les grands défis dans la capitale, nous avons le banditisme urbain. Et en tant qu’habitant de Kinshasa, je peux vous confirmer que depuis un moment après le lancement de l’opération Ndobo, nous remarquons que cette délinquance a baissé dans la ville de Kinshasa. C’est quelque chose de très positif », a-t-il cité.
L’opération « Ndobo », initiée conjointement par les ministères de l’Intérieur et de la Justice, consiste en la traque des bandits urbains dits « Kuluna » par les services de sécurité. Dans la capitale Rd congolaise, des centaines de criminels arrêtés dans des zones urbaines et péri-urbaines dans le cadre de cette opération ont été jugés, condamnés à la peine de mort et transférés dans de prisons de haute sécurité.
Par ailleurs, Jean Thierry Monsenepwo, acteur politique et défenseur de Tshisekedi, pense que cette première année a été marquée par la consolidation des acquis du premier quinquennat de Félix Tshisekedi et la pose des bases d’un développement durable en RDC. Il cite entre autres des progrès réalisés dans le cadre de la « gratuité de l’enseignement primaire, de la gratuité des soins de maternité, et du programme de développement local des 145 territoires ».

En revanche, pour l’opposition, le bilan n’est pas satisfaisant sur plusieurs points. D’après l’ECIDé Devos Kitoko, « la population n’est pas satisfaite ; la corruption et les vols gangrènent nos institutions ; la sécurité est inexistante ; le M3 contrôle plus de 130 territoires au Nord-Kivu ; l’armée est abandonnée et travaille dans des conditions très difficiles ; la diplomatie est défaillante ».

Investi le 20 janvier 2024 président de la République démocratique du Congo pour un second mandat, Félix Tshisekedi a franchi l’an 1 de son quinquennat lundi 20 janvier 2025 en pleine visite officielle à Davos, en Suisse, où il prend part au Forum économique mondial.
Etienne MOSENGO
